Hiper Dino Cerveza, este trabajo es pan comido.

Il y a quelques semaines, je me suis rendu en Espagne et plus particulièrement à Ténériffe pour un repos bien mérité. Les vacances étant un synonyme de découverte et de relaxation, c’est tout naturellement que je me suis tourné vers la gastronomie ibérique. Autant dire que les apéros ont coulé à flot ; l’île regorge de trésors (jambons, jambons, jambons et poissons). Pourtant, rapidement, ma région natale m’a rapidement manqué et après de nombreuses tergiversations, je me suis décidé à goûter une bière locale pour palier au mal du pays. Je n’avais pas fait 3 482 kilomètres (selon Via Michelin) pour beurrer les sandwichs. 

Ici pas de micro-brasserie ou de magasins spécialisés, le choix se fait au supermarché (déjà ici, j’aurais dû pressentir que mon estomac, mes reins et tous les organes qui se situent en dessous de ceux-ci allaient morfler). La chaîne de supermarché qui règne en quasi-monopole sur l’île s’appelle « Super Dino » ou « Hiper Dino » selon la taille du magasin, elle appartient au groupe DinoSol qui est principalement implanté dans les Iles Canaries (on en apprend tous les jours sur les réseaux sociaux). 

Après un rapide tour du rayon, je la vois. Je sais qu’elle est pour moi. Ses courbes généreuses (1 litre) et son packaging (présence d’un dinosaure sur l’étiquette) font tout de suite la différence dans les étagères plutôt austères du magasin mal éclairé. Très vite, les connexions se forment dans ma tête (dinosaure sur l’étiquette, la mise en avant du produit, le nom du supermarché) et je comprends que cette bière est labélisée par le magasin en question. Mais cela ne m’arrête pas, comme tout à chacun, il m’arrive de déguster en Carapils chaude afin de remettre mon palais à zéro et me remettre à apprécier les bières spéciales (ne jamais tenir pour acquis les choses auxquelles on tient !). De plus, le prix est ultra concurrentiel : 0.74€ pour la bouteille. Ma première pensée est que c’est le juste choix entre attractivité et alcoolisme. Je décide d’ajouter cette bière à mon cadis sans appréhension et plutôt satisfait de mon achat « malin ». J’apprendrai très vite à mes dépends que la qualité ça se paie mais nous y reviendrons plus tard. Après un rapide détour par le rayon charcuterie accompagner cette bière (je ne suis pas une bête quand même), je règle mes achats et me dirige vers mon lieu de résidence. 



Après un petit passage de la bouteille dans le réfrigérateur, je décide m’équiper d’un verre à vin afin de pouvoir saisir toutes les nuances de cette bière lors de la dégustation. 


Je me lance dans la préparation d’un généreux verre, la soif se faisant grandissante. Je constate que la robe est légère et pétillante, la mousse quant à elle semble un peu plus épaisse et rugueuse qu’à l’accoutumé. 
Nous sommes en présence d’une véritable dualité dans les textures, ou du moins c’est ce que je pensais. 



A la vue de cette dernière image, vous vous dites sûrement : « On est sur une vraie bonne nouvelle pour tous les amateurs de bières et de charcuterie ». Et bien, après la première gorgée, je peux vous dire que non. 
C’est quasi instantané, la bière est trop houblonnée, le goût est écœurant. Paradoxalement, la bière est trop coupée à l’eau. La fermentation n’a pas été assez longue et donc la bière n’est pas saisie. On est en présence d’un thé à le houblon. La première gorgée tombe ensuite dans mon estomac et provoque des brûlures au 2ème degré et met fin à de nombreuses fonctions vitales suite au choc. 

Bilan de cette Dino Bière ?

2/20. 1 pour le packaging (les dinosaures c’est cool) et 1 pour le prix (on ne se refait pas). Bref restez à la sangria les copains. 

Apérotivement votre, 

Jean-Piquette

La bière sans gluten

Arnaque du 21ème siècle ou véritable révolution culinaire ?

Jean-Piquette est de retour ! Mon abonnement WordPress ayant été renouvelé automatiquement (-33€ coucou), je me sens obligé de recommencer à écrire. Cependant, je ne suis pas chien ; je vais vous proposer un concept assez novateur (imaginé from « scratch to bottom ») : tester des bières improbables.

Cette semaine, j’ai testé malgré moi la bière sans gluten. C’est durant une sortie dans un afterwork mondain (#businessman) que j’ai pu la déguster. Histoire de pas paraître pour le beauf de service, je me suis senti obligé de prendre une boisson un peu différente que mon habituelle carapils.

Cependant, hors de question de renier mes origines de piliers de comptoir ; je me suis rabattu sur ce qui ressemblait le plus à une bière … une bière sans gluten. Après avoir téléphoné à ma banque pour emprunter sur 20 ans, j’ai finalement commandé ce breuvage.

Alors la robe est belle, la mousse un peu moins. Je ne sais pas si c’est son origine germanique ou le sans gluten qui empêche cette bière de mousser. Toujours est-il que j’arrive à obtenir un semblant de mousse.

Je déguste ma première lampée. Un goût assez similaire à la pils arrive dans ma gorge mais ce n’est pas pour me déplaire. Cependant le retour est assez sec et me laisse l’impression qu’un hérisson s’est endormi dans ma gorge. Vu son prix, je la termine sans broncher mais un double goût amère me reste en bouche.

Moralité : j’arrête les événements mondains et je retourne dans mon boui-boui où la bière est abordable et savoureuse.

Un note sur 20 sur cette bière ? 11,5 ! Goût similaire à une pils mais sans cette impression de fraîcheur et un prix frôlant celui d’un bac en magasin.

Grilladement vôtre

Vendredi, 10h53. L’estomac gronde déjà. C’est déjà la quatrième fois que je regarde l’horloge numérique affichée sur mon écran d’ordinateur. L’attente va être longue. A mesure que le temps passe, j’me sens d’humeur à manger n’importe quoi … vraiment n’importe quoi.
L’idée me vient presque instinctivement … Pourquoi ne pas succomber à ce plaisir coupable enfouit tout au fond de moi et que je n’ai jamais osé réalisé ? On n’a qu’une seule vie comme le dit si bien mon ami Gérald. 5 minutes plus tard, j’ai réservé ma table au Buffalo Grill le plus proche. Oui, tu as bien lu, le Buffalo Grill. L’enseigne préférée des +50 de ans, fans de Johnny (RIP petit ange parti trop tôt), amateurs de tatouage aigle ou dauphin (parfois les deux combinés) et dont le nom suffit à filer une crise d’apoplexie à n’importe quel vegan. Je réserve ma table pour 12h10 pétant.
Miracle, le reste de la matinée passe comme papa dans maman (si je peux m’exprimer ainsi). J’saute dans ma voiture et roule comme un meurtrier à destination de la zone industrielle la plus proche du boulot (NB : les Buffalo Grills sont généralement localisés sur des zones industrielles là où l’espace et le désespoir sont maximisés).
Je me gare et là, première gifle, on n’est pas loin de Germinal version 2018. Un bâtiment à la peinture défraîchie entouré de voitures immatriculées en France. J’hésite avant de me garer, je me demande si tout ça en vaut bien la peine.
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Tentative de reproduire le soleil grâce à un ballon.
Finalement, je décide de m’adapter aux coutumes locales et de me garer entre deux places pour me faire accepter de la faune locale. Cette décision placée sous le signe de la tolérance m’évite de me faire rayer les portières ; le rayage des portières étant considéré un sport national en France.
Mon entrée se fait le plus simplement du monde, on me dirige rapidement vers ma table. Celle-ci est adossée à une télévision cathodique diffusant un spot publicitaire n’ayant pas changé depuis au moins 30 ans. Première bonne surprise de cette aventure, la fameuse salade d’accueil m’attend déjà.
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Une salade généreuse.
Je l’engloutis à vitesse grand V et en profite pour commander la côte de bœuf de 550gr et une 50 (seules des bières luxembourgeoises sont disponibles … déçu mais au moins je me farci pas une 1664). Après tout, j’suis pas là pour enfiler des perles.
Mon plat arrive assez rapidement et est, avouons-le, plutôt bien présenté (l’alcool me monte-t-il déjà à la tête ?). La cuisson est respectée et les accompagnements généreux. Mes à prioris sur cette enseigne n’étaient peut-être pas justifiés. Malgré tout, la fin de la côte de bœuf est remplie de nerfs et un peu caoutchouteuse.
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50 nuances de viande.
Après avoir réglé la note, je retourne à mon boulot pour comater une après-midi entière en pensant à ce que je fais subir à mon corps. Le diabète m’emportera.
Au final, le bilan est plutôt positif. Je n’avais pas d’attentes particulières et j’ai même été surpris par le service et la convivialité des lieux. Cependant, la note reste un peu salée (comme la côte de bœuf au sel de Guérande lol) pour les produits proposés. A faire, si vous avez de faire un retour dans le temps et que vous êtes adeptes du gras, n’hésitez pas, foncez !
Jean-Piquette.